ACPRTS-CATTW Logo
  • Écrire dans un monde en mutation — Mutation de l'acte d'écrire
  • Programmes, visions et orientations pour l'étude et l'enseignement de la rédaction

  • Saskatoon (Saskatchewan) Canada, 27-29 mai 2007

Appel de propositions
(terminé)

    L'Association canadienne des professeurs de rédaction technique et scientifique (ACPRTS) lance un appel de propositions en vue de sa conférence interdisciplinaire internationale sur le thème « Écrire dans un monde en mutation - Mutation de l'acte d'écrire : de nouvelles orientations pour l'étude et l'enseignement de la rédaction », qui se tiendra du 27 au 29 mai 2007 à Saskatoon, au Canada, en collaboration avec le Congrès 2007 de la Fédération des sciences humaines (FSH).

    Raison d'être de la Conférence

    Dans le contexte du thème du congrès de la FSH « Créer des ponts : des communautés de savoir à un savoir public », il importe de se pencher sur l'évolution récente de la rédaction comme moyen essentiel de création du savoir dans un monde où la diversité imprègne l'espace savant, professionnel et public, et où des sociétés de savoir férues d'innovations et de culture numériques « naviguent dans les méandres de la mondialisation ». Cette évolution est marquée par le dynamisme même du rôle capital de l'écrit comme outil de savoir, par la profonde transformation des pratiques d'écriture qu'entraînent les technologies numériques émergentes (blogues, wikis, réseaux intégrés, techniques d'écriture en collaboration sur la Toile), ainsi que par la mondialisation des contextes et des contenus. Nombre de ces changements soulèvent de nouvelles questions autour de concepts fondamentaux tels l'audience, la vedette d'autorité, la voix, l'éthos, le genre, l'identité et la langue, qui doivent tous faire l'objet d'une attention, d'une réflexion et d'une approche systématiques dans les programmes de recherche.

    Objectifs de la conférence

    Les organisateurs de la conférence invitent les intéressés à proposer des exposés, des tables rondes ou des ateliers sur l'évolution des pratiques d'écriture dans divers contextes universitaires, professionnels ou publics et sur la façon dont ces différents milieux se servent de l'écrit pour opérer un changement. Les intéressés sont encouragés à se pencher sur les répercussions de cette évolution sur l'étude et l'enseignement de la rédaction et des communications savantes et professionnelles. Les participants sont invités à traiter tout sujet qui les intéresse dans le cadre non exclusif des thèmes ou questions ci-dessous :

    1) Évolution des pratiques d'écriture dans l'ensemble des communautés

    Dans quelle mesure le contexte des pratiques d'écriture, leur contenu et leur audience ont-ils intégré les nouvelles technologies, la mondialisation et la place centrale qu'occupe la création de savoir dans les communautés érudites, les groupes de chercheurs, de professionnels ou d'organismes publics ? Quelle place l'écrit occupe-t-il dans les communautés qui amorcent un virage technologique et social sur le plan local et, de plus en plus, sur le plan mondial ? Les nouvelles politiques mondiales et locales visant la propriété intellectuelle et la vie privée favorisent-elles ou entravent-elles l'écrit ? Quelles sont les implications de ces changements pour l'enseignement et la recherche ?

    2) Évolution de notre perception de l'écrit

    Quelle est l'influence de cette évolution sur notre façon de comprendre, de concevoir et de théoriser l'acte d'écrire ? Quel rôle l'écrit joue-t-il dans ces sociétés qui diffusent le savoir dans le monde entier sur des voies numériques ? Quelle place occupent les communications multimodales, les multimédias, le visuel et la rhétorique numérique dans les théories de la rédaction ? Les théories actuelles tiennent-elles compte de ces changements et dans quelle mesure devront-elles évoluer ? Comment les théories du genre et de l'audience recoupent-elles les nouvelles technologies quand des participants issus de répertoires de genres très diversifiés se réunissent et produisent ensemble des documents ? Une telle métamorphose jette-t-elle un jour nouveau sur l'étude et l'enseignement de la rédaction ?

    3) Implications pour l'élaboration d'une infrastructure et de politiques d'éducation

    Quelles sont les politiques d'éducation nécessaires au développement de la capacité de recherche face à ces profondes transformations de l'acte d'écrire ? Sur quel genre d'infrastructure l'enseignement de la rédaction dans un univers numérique doit-il pouvoir compter ? Les programmes d'études supérieures en rédaction étant devenus une composante essentielle de l'infrastructure d'une société de savoir qui fait appel aux médias numériques, quelles sont les politiques nécessaires pour (re)valoriser l'enseignement de la rédaction ? Quelles politiques doit-on remettre en question ? Quels changements les chercheurs et les enseignants en rédaction doivent-ils suggérer d'apporter aux politiques en éducation pour favoriser le changement ?

    Formats des exposés et des propositions

    Les organisateurs de la conférence favorisent la diversité des approches, des perspectives et des formats de présentation, par exemple : exposés de 15 à 20 minutes, débats d'une durée de 90 minutes réunissant de 3 à 5 experts, tables rondes ou ateliers d'une durée de 90 minutes.

    En ce qui concerne les exposés individuels et les groupes d'experts (panels), nous nous intéressons aux rapports de recherche et aux présentations standard qui font l'état des lieux de la documentation savante et de théories qui soulèvent des questions originales et suscitent de nouveaux programmes et de nouvelles orientations de recherche. Les propositions doivent préciser la question de recherche, son importance pour l'avancement de la recherche dans le domaine visé, le cadre conceptuel et les approches retenues, les principales constatations ou perspectives d'avenir, et enfin leurs implications pour la pratique, l'enseignement et les travaux projetés. Les propositions ne doivent pas dépasser 250 mots (plus la bibliographie). En ce qui a trait aux panels, on décrira brièvement les groupes d'experts (une centaine de mots tout au plus), on en précisera la raison d'être et les objectifs et on fournira un résumé ne dépassant pas 250 mots (plus la bibliographie) de chaque article que le groupe prévoit débattre.

    Les tables rondes doivent soulever une question qui interpelle l'auditoire mais qui est essentielle à l'étude et à l'enseignement de la rédaction. On précisera le nom et la contribution d'au moins 5 personnes ayant déjà accepté d'y prendre part. On fournira en outre la raison d'être de la table ronde, ses objectifs et les sujets de discussion prévus. Le texte des propositions ne doit pas excéder 250 mots (plus la bibliographie).

    Pour ce qui est des ateliers, on en fournira une description de 250 mots (plus la bibliographie) et on en précisera la raison d'être, les objectifs, la base de recherche, les animateurs, le déroulement et les exigences logistiques (labos informatisés, logiciels, matériel, etc.).

    À la suite de ce colloque, des actes de colloques arbitrés par les pairs sont à prévoir (précisions à venir).

    Veuillez adresser vos propositions et vos coordonnées complètes par courriel à la présidente du programme, Doreen Starke-Meyerring, doreen.starke-meyerring@mcgill.ca , avant le 25 septembre 2006.


© 2006 Association canadienne des professeurs de rédaction technique et scientifique
Dernière modification: 2007-05-16