ACPRTS/
CATTW

2006

[English Version]

Écrire dans la société du savoir

Association canadienne des professeurs de rédaction technique et scientifique (ACPRTS)

York University , Toronto, Ontario, HNE 034
28- 30 mai, 2006

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Bienvenue

Soyez les bienvenus dans le site Web de la conférence internationale spéciale sur le thème Écrire dans la société du savoir. Cette rencontre est organisée par l'Association canadienne des professeurs de rédaction technique et scientifique en collaboration avec ses partenaires :

« Écrire dans la société du savoir » est une conférence internationale pluridisciplinaire sur le lien entre l'écrit et la création du savoir en contexte universitaire, professionnel et public. Les participants se pencheront sur les répercussions de la recherche, de l' enseignement et des politiques surur l'étude et l' enseignement de la rédaction dans la société du savoir.

Soyez du nombre les 28, 29 et 30 mai 2006 et prenez part aux travaux et réflexions de la Conférence des sciences humaines et sociales sur le lien entre l'écrit et le savoir et le rôle et l’importance de l'écrit dans une société du savoir.

Objectifs de la conférence
L
'objectif premier de cette conférence internationale pluridisciplinaire sur le thème « Écrire dans la société du savoir » consiste à faciliter l'échange des résultats des travaux et des recherches sur le rôle de l'écrit, du discours et de la communication en milieu universitaire, professionnel et public dans la nouvelle société du savoir. Plus précisément, les participants se pencheront sur les aspects suivants de la question : quel est le lien entre l'acte d'écrire et le savoir ? Quelle est la nature de ce lien en milieu universitaire ou professionnel, plus particulièrement dans un monde où le numérique est en expansion rapide ? Comment, dans les mots mêmes de Catherine Schryer (2005), chercheurs et enseignants organisent-ils leurs travaux et leur pensée en pareils contextes ? Pour répondre à ces questions, la conférence fera le point des travaux les plus récents et en dérivera l'incidence sur l'étude et l'enseignement de la rédaction dans la société du savoir. De façon générale, la conférence visera à faire progresser l'étude et l'enseignement de la rédaction dans les milieux universitaires ou professionnels au Canada et dans le monde.

Pourquoi « Écrire dans la société du savoir » ?
Dans la société du savoir, le lien entre l'acte d'écrire et le savoir s'avère un enjeu de recherche pressant à bien des égards. D'abord, la valeur même d'une société du savoir — plus de 75 % — découle non pas de la transformation de matières mais pour une grande part de la création et du partage des connaissances (Brandt, 2005). Ensuite, comme le fait valoir Deborah Brandt (2005), c'est en grande partie par la rédaction et la communication que le savoir est créé, codifié, partagé, étudié, contesté, utilisé ou mis en application. Quelles que soient la profession ou l'organisation, les professionnels en milieu de travail ont recours à l'écrit pour produire des idées, structurer et former leurs réflexions, défendre ou attaquer des arguments ou des assertions, collaborer à la création d'un savoir et le partager avec d'autres, proposer et coordonner des projets et des entreprises commerciales, en apprécier la faisabilité, résoudre des problèmes et passer du dire au faire. De la même façon, en contexte universitaire, l'écrit et la communication servent à créer, partager et faire progresser le savoir disciplinaire et interdisciplinaire. Selon Ken Hyland (2004), « ce que font les universitaires consiste essentiellement à écrire : ils publient des articles, font la recension des ouvrages qu'ils ont lus, présentent des exposés à des conférences et des rapports de recherche, ils communiquent avec leurs collègues par courriel, déposent des demandes de réimpression et procèdent à des évaluations de manuscrits » (p. 3) – et à cette fin font de plus en plus appel aux technologies numériques (WIDE Research Centre Collective, 2005).

C'est ainsi que dans une société du savoir, les pratiques discursives — l'écrit et la communication — s'inscrivent au c'ur de la création et du partage du savoir car elles constituent une partie essentielle de son infrastructure épistémologique. La société qui n'accorderait pas l'attention voulue à l'écrit et au discours comme moyens de création du savoir ne pourrait pas s'épanouir ni se tailler une place dans une économie du savoir de plus en plus internationale. Or, malgré les progrès réalisés depuis quelques années, l'étude et l'enseignement de la rédaction dans les milieux universitaires ou professionnels sont souvent absents des programmes, et on n'observe guère d'intérêt systématique pour l'élaboration de politiques universitaires ou nationales à cet égard. Or, faute de se livrer à une telle étude systématique de l'écrit et du savoir, autant les entreprises que les collectivités et les citoyens canadiens auront de la difficulté à se tailler une place au sein d'une économie du savoir à l'échelle mondiale.